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Salafin lance une stratégie «plus agressive»

Salafin lance une stratégie «plus agressive»
L’activité de Salafin a connu un léger mieux au terme de l’exercice 2015, tirée principalement par les crédits personnels. Les prêts pour le financement auto, par contre, ont connu une légère baisse de 7%. La production globale se maintient en conséquent, à 1,178 milliard de DH générant des revenus atteignant plus de 354 millions de DH

«Nous pouvons aller à la conquête du marché», annonce d’emblée Aziz Cherkaoui, président du directoire de Salafin lors de la présentation des résultats annuels. Avec une situation financière solide, le management se sent d’attaque pour une approche «beaucoup plus agressive» pour récupérer quelques points de part de marché. L’entreprise entend donc sortir de sa zone de confort et «prendre plus de risque» pour capter une nouvelle clientèle. «Certains indicateurs pourront en pâtir. Mais nous avons établi des seuils à ne pas dépasser», assure Mohammed Er-raoui, directeur général adjoint en charge du pôle Finances. Avec une rentabilité de près de 20%, la société dispose d’un niveau de fonds propres «très» confortable qui permet de soutenir le développement et aussi faire face aux imprévus du marché. Le management se permet de recruter de nouveaux clients (solvables ou pas), dans la limite du possible. «Nous espérons trouver un équilibre entre l’augmentation de part de marché et le niveau de rentabilité», remarque le DGA. Pour le risque, la politique de provisionnement ne devrait pas changer, même s’il a continué de progresser dans les mêmes proportions que les revenus de la banque. Même si durant ces dernières années, l’impact était peu significatif. Après avoir longtemps soutenu la maison-mère dans sa croissance, la société de financement a pu traverser presque sans embûches la période critique 2008-2013.

Le crédit personnel, étant la branche de prédilection de l’entreprise a entre temps surperformé le marché. La production de Salafin en crédits personnels s’est appréciée à fin 2015 de 7% à 623 millions de DH. Contrairement à la branche auto, qui avait connu quelques signes d’essoufflement ces dernières années (pour cause de baisse des ventes et le changement de mix produit vers LOA classique). La production de Salafin en termes de financement auto, affiche un repli de 7% à 534 millions de DH. C’est d’ailleurs, sur cette activité que la société de financement a décidé de mettre le paquet. «La reprise des ventes de l’automobile et le salon auto qui arrive devront propulser les chiffres de ce segment cette année», remarque Cherkaoui. En somme, la production globale s’est maintenue à 1,17 milliard de DH pour des revenus se hissant à 354 millions de DH. «C’est une année de consécration», résume Er-raoui. C’est en effet, la deuxième année consécutive où les résultats se montrent assez dynamiques, après «5 ans de stagnation», malgré les contraintes associées au marché. Dans un contexte de forte compétition, la société se tourne davantage vers une vision de la diversification des ressources. Le Fee-Business, qui représente à peu près 25% des revenus, vient renforcer la production de la société. Cette activité a ainsi enregistré un volume de 119 millions de DH en 2015 contre 104 en 2014.

Adossée à Bank of Africa (BOA) via sa maison-mère BMCE Bank, la société de financement a su profiter de cette alliance pour consolider cette activité sur le continent africain. Pratiquement tous les pays de l’Afrique de l’Ouest (excepté le Mali) ont été investis. Des plateformes techniques en termes de recouvrement ont été également installées au Kenya, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ouganda, Ghana et Madagascar. Cette année, ce sera au tour du Niger et de la Tanzanie. «Salafin déploiera également des plateformes de gestion de crédit auto pour ces pays», souligne Er-raoui.o